2017

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2017

Primaire du centre et de la droite, succession d’Alain Juppé, élections législatives…  Il y a quelques mois, 2017 avait les faveurs de la presse locale. A l’époque, je n’ai pas souhaité réagir « à chaud », ces périodes d’agitation étant peu propices aux propositions réfléchies. Aujourd’hui, à un an d’une élection présidentielle décisive qui pourrait avoir des conséquences importantes à Bordeaux, je souhaite exprimer mon point de vue sur une situation politique dont les inconnues sont encore nombreuses et qui pourtant approche à grands pas.

J’irai voter et j'inciterai massivement mes amis centristes à aller voter pour Alain Juppé lors de la primaire en novembre prochain. Je le ferai librement, sans rien renier de mes convictions politiques (parfois différentes de celles d’Alain Juppé) au nom de l'intérêt supérieur, celui de la France, car il y a urgence à changer de politique. Le Maire de Bordeaux incarne aujourd’hui un large rassemblement qui ira peut-être, comme je le souhaite et comme le propose François Bayrou, jusqu’à l’union nationale pour réformer et relever la France.

Le meilleur service que nous puissions rendre, nous, centristes, à Alain Juppé, c’est de rappeler que s’il n’est pas choisi, alors le Centre ne soutiendra pas automatiquement un autre candidat, signe de notre sincérité et de notre liberté.

Je ne comprends pas toujours certains de mes cousins centristes. Plus la primaire de la droite et du Centre sera réduite dans son ampleur, plus cela favorisera les "ultras". Ne pas participer, c'est clairement faire le jeu de Nicolas Sarkozy. Est-ce vraiment ce que nous voulons, nous, centristes ?

Avec ma collègue Emmanuelle Cuny, nous lançons un comité « Cap AJ » dans le quartier dont j’ai la délégation ce mercredi 27 avril à 19h, au Café Paradise, place Simiot.

Si Alain Juppé gagne son pari alors Bordeaux entrera dans une nouvelle aire politique. Pendant près de 70 ans, la ville aura eu à sa tête un Maire emblématique, ancien Premier Ministre*, capable de dépasser les clivages politiques. En cours de mandat, il m'apparaît normal que le Maire sortant, appelé aux plus hautes responsabilités, propose son successeur au vote du Conseil Municipal. L'inverse, un silence, aurait été incompréhensible…

Je regrette que quelques commentateurs mal renseignés aient cru bon d’entretenir une rivalité factice entre quelques collègues de la majorité municipale. La politique est un sport d'équipe. Ceux qui l'oublient finissent systématiquement seuls et battus.

Avec Virginie Calmels, nous appartenons à une même équipe, élue sur un programme commun jusqu’en 2020. Nous sommes différents bien sûr (et tant mieux) mais je prône un renouvellement profond de la pratique et du projet politique, plus respectueux du citoyen, de ses deniers et de son environnement. En cela, elle incarne un vent nouveau dont la politique a besoin.

Bordeaux n’est pas une ville de droite. Pour réussir, Virginie Calmels doit, d’une part, fédérer une équipe bosseuse et compétente, jusque-là soudée par Alain Juppé, et d’autre part, incarner l’ouverture (du centre gauche à la droite républicaine) que les bordelais attendent et à laquelle je serai vigilant. Tant que le projet municipal restera empreint de convictions modérées, humanistes et progressistes que je défends depuis plus de 15 ans au Centre, alors je jouerai l'union dans la diversité, je jouerai en équipe. Je ne serai jamais un diviseur qui privilégie sa carrière.

2017 sera aussi une année d’élections législatives. Je connais le processus de désignation des candidats maîtrisé par les partis politiques à partir d’un programme commun de gouvernement. Les Républicains proposeront très probablement la candidature de Virginie Calmels dans la 2ème circonscription de la Gironde, ce dont nous débattrons, sereinement, si la droite et le Centre doivent former une alliance pour gouverner la France. Mais pour choisir la bonne personne, celle qui a le plus de chances de l’emporter face au candidat de François Hollande, il faudra aussi tenir compte des personnalités des uns et des autres. C’est ce souci des Hommes autant que des idées qui me pousse à soutenir la candidature de Nicolas Florian, homme de droite éclairé, sincère et engagé, dans la 1ère circonscription de la Gironde.

Dans la « 2ème circo », qui compte des quartiers aussi différents que Saint-Michel, La Benauge, Saint-Seurin ou bien encore Saint-Genès, je pense qu’une candidature d’union du Centre et de la droite portée par un centriste réunira plus d’atouts pour l’emporter. Qu’il s’agisse d’une candidature centriste ou d’union de la droite et du Centre, que j’appelle de mes vœux, je serai candidat à l’investiture dans ce territoire où j’habite et travaille depuis bientôt 10 ans. Un choix mûrement réfléchi que j’aurai prochainement l’occasion de vous expliquer ici.

*Je n’oublie bien sûr pas le mandat d’Hugues Martin, lui aussi homme de rassemblement et d’écoute pour qui j’ai, au-delà de nos divergences, beaucoup d’estime.

Fabien Robert

2 Commentaires

  1. Fracasse
    27/04/2016 at 11:58

    Dépasser les clivages, rassembler et fédérer, pour le bien commun et dans le respect de ses propres convictions, au delà des manœuvres de cour, une ligne de conduite que Vous suivez depuis vos débuts en politique. On est loin de Games Of Thrones, et c’est tant mieux.

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