2018-2020 : un plan métropolitain de propreté urbaine

2018-2020 : un plan métropolitain de propreté urbaine

2018-2020 : un plan métropolitain de propreté urbaine

En juin 2017, une enquête de satisfaction diligentée par Bordeaux Métropole a été menée par l’IFOP auprès des habitants des communes ayant transféré la compétence propreté, voirie et espaces verts à la Métropole (exceptée le centre-ville de Bordeaux pour lequel une enquête spécifique avait été réalisée l’année passée). Plutôt satisfaisants, les résultats globaux obtenus montrent cependant un décalage entre la vision des élus interrogés et les administrés mécontents.

En effet, l’évolution constante du nombre des touristes chaque année passant de 2 à 6 millions (entre 2000 et 2016) ainsi que la démographie grandissante a entrainé une dégradation de la propreté dans les rues bordelaises et plus largement au sein du territoire métropolitain.

Dans une démarche collective et afin d’améliorer la propreté de notre Métropole, plusieurs constats ont été dressés : ▲ L’état de propreté de l’hyper-centre de Bordeaux est aujourd’hui considéré comme peu, voire pas satisfaisant (notamment le week-end, et les périodes de vacances) malgré les moyens mis en place jusque-là (plan hivernal ; plan estival ; grand nettoyage 48h chrono ; VSDL); ▲ Les dépôts sauvages se multiplient près des bornes (enterrées ou non) de collecte des déchets ménagers ou de collecte sélective, mais aussi le long des grands axes, à proximité des déchetteries ou des sites naturels; ▲ L’entretien des pistes et bandes cyclables n’est plus approprié au regard de l’augmentation de la pratique du vélo sur notre territoire; ▲ La prise en charge actuelle de la chute automnale des feuilles et le désherbage des trottoirs (dont le dispositif zéro phyto) est jugée insatisfaisante et est incomprise pour un grand nombre de nos administrés;

Présenté en Bureau métropolitain, le 28 septembre dernier, le plan métropolitain de propreté urbaine fera l’objet de plusieurs délibérations dont l’évolution de l’organisation des services lors du prochain conseil métropolitain, le 24 novembre. Dès lors, ce plan a pour objet de répondre à ces différentes problématiques développées en 3 axes :

1. Adapter au plus près et renforcer les moyens dévoués au nettoiement dans les 28 communes

Pour faire face à l’évolution de l’hyper-centre bordelais et aux changements en termes d’usage de l’espace public, il est proposé d’expérimenter l’externalisation complète des activités de collecte et de propreté via un marché public avec obligation de résultats basé sur un référentiel de qualité très précis sur le secteur le plus sensible, situé entre Pey-Berland, Victor Hugo et Chapeau Rouge, Intendance et les quais rive gauche.

Pour information, les grandes métropoles comme Marseille, Lille ou Lyon ont déjà mis en place un dispositif similaire et ont obtenu des résultats probants. Il faut préciser que sur un total de 113 secteurs de collecte sur le territoire métropolitain, seulement 2 sont concernés par cette externalisation. De plus, le personnel (39 personnes dont 10 à la collecte et 29 à la propreté) qui travaille actuellement sur les périmètres identifiés (2 secteurs de collecte et 3 secteurs de propreté) viendra renforcer les équipes actuelles intervenant sur les 111 autres secteurs.

Alain Juppé s’est engagé auprès des organisations syndicales sur le fait que ces agents ne subiront pas de baisses de salaires, que ce dispositif ne concernera uniquement que le quartier de l’hyper-centre et qu’il ne se généralisera pas. La mise en service de ce plan est prévue entre le mois de janvier et le mois de septembre 2018 avec l’externalisation de la collecte et de la propreté de l’hyper-centre et 2018-2021 pour les investissements.

Afin de répondre aux problématiques des dépôts sauvages, il a été proposé : de prévoir un renforcement de la fréquence de passage pour la collecte des dépôts sauvages autour des bornes à verre et des bacs enterrés sur le domaine public métropolitain ; d’accroître la fréquence de collecte de certaines bornes à verre, sujettes aux débordements ; de dresser un bilan et faire des propositions relatives à la problématique grandissante des bacs enterrés.

Quant au balayage des pistes et bandes cyclables, de nouvelles balayeuses vont être acquises et la fréquence de passage des machines prévues à cet effet sera augmentée.

En ce qui concerne la problématique des chutes de feuilles et le désherbage des trottoirs et des routes, il a été proposé de : ▲ Améliorer la prise en compte de l’espace public afin de mieux anticiper ▲ Développer la communication auprès des administrés et les sensibiliser au véritable intérêt du zéro phyto ▲ Accentuer les moyens d’intervention actuels pour le ramassage des feuilles et le désherbage via des marchés

2. Mise en place d’une démarche co-responsable via une campagne de communication basée sur la sensibilisation de nos administrés

La propreté d’un territoire concerne l’ensemble des personnes qui le compose. Dès lors, il apparait essentiel de sensibiliser et d’accompagner l’ensemble des administrés afin de modifier leur comportement au sein de l’espace public. Se basant sur la responsabilité partagée, cette campagne de communication a pour but la valorisation du travail des agents mais aussi d’en souligner les limites. Elle permet également via des messages « chocs » de souligner avec insistance les problèmes d’incivilité et ainsi comprendre que l’ensemble des acteurs est essentiel pour le bon fonctionnement du service et pour le maintien de propreté du territoire.

Parallèlement, non seulement dans le but de communiquer mais aussi de responsabiliser les principaux acteurs de la propreté, un contrat métropolitain de propreté urbaine est en cours d’élaboration. La signature de celui-ci pourrait être organisée dans le cadre d’une deuxième conférence de propreté et ainsi engager les signataires à respecter la dynamique établie.

3. Consolider les équipes de contrôle et de verbalisation afin de préserver un niveau de propreté décent dans les espaces publics

Afin de décourager les incivilités, les équipes de surveillance et de contrôle seront renforcées à proximité des espaces publics les plus touchés par les dépôts sauvages. Cela permettra d’être réactif, d’anticiper le traitement de ces incivilités et ainsi, identifier les contrevenants pour leur facturer le coût du service ou les verbaliser. Ce renforcement fera l’objet de la création d’une cellule nocturne au sein du service incivilité-déchets (existant déjà au sein du pôle territorial de Bordeaux).

Bilan financier

Le coût global de 7,38 M€ de ce plan sur 3 ans se décompose de la façon suivante : ▲ Un effort d’investissement de 2,73 M€ ▲ 4,64 M€ sur le budget principal de fonctionnement

Pour votre information, il est important de souligner qu’à échéance 2022, le renforcement des services s’élèvera à 59 agents au total. En effet, en plus du redéploiement des 39 agents des secteurs externalisés (13 au pôle de Bordeaux ; 10 au pôle territorial ouest ; 8 au pôle territorial rive droite ; 8 au pôle territorial sud), 20 postes seront créés. La mise en œuvre du marché de l’hyper-centre n’entrainera pas de coûts supplémentaires, l’augmentation des moyens sera prise en charge par notre établissement sur les recettes liées à la TEOM et la taxe de séjour.

Fabien Robert

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