Alain Juppé, le candidat de la réforme possible

Alain Juppé, le candidat de la réforme possible

Alain Juppé, le candidat de la réforme possible

Dans un voyage, c’est plus le chemin parcouru qui compte que la destination. Mardi soir, les deux se valaient.

Les trois autocars affrétés depuis le cours d’Albret vont embarquer une joyeuse bande de supporters d’Alain Juppé, sous une pluie de novembre un peu froide. Il y a toujours un petit frisson de plaisir à quitter la rue pluvieuse pour s’asseoir dans la chaleur, entourés de vitres embuées et couvertes de gouttes d’eau. Dans le dernier car, on s’installe par petits îlots d’affinités. Les discussions commencent, passionnées, jusqu’au moment où l’esprit du sud-ouest nous amène à une communion improvisée. Un Château Corbin sort d’un sac, un vin Géorgien d’un autre, un rhum arrangé d’un troisième, accompagnés de pâtés, de saucisson, puis de gâteaux maison, chacun y va de son petit morceau de pique-nique.

Dans la salle Mermoz à Toulouse, on montera sur les chaises pour soutenir Alain. Il y a ce tonitruant démarrage avec Jean-Pierre Raffarin, stentor à l’énergie communicative, JF Copé, dont l’auto-dérision nous fera éclater de rire, avec son score qui déjoue tous les sondages, et puis soudain, une voix un peu tremblante aux intonations ravissantes de fraicheur nous assoit tous comme des enfants devant un conte.

Isabelle, pour la première fois depuis vingt ans, va prendre la parole en meeting. Elle, la discrète, va en quatre minutes, adresser un touchant hommage à son époux, et bouleverser la salle. Un voisin braillard et rigolard jusque-là crie spontanément : « Je rêve que ma femme parle de moi comme ça ! ».

NKM ensuite, et d’autres, prendront la parole, et le constat s’impose : plus on est proche d’Alain Juppé, plus on l’estime. S’il perd cette élection, ce sera un crève-cœur pour nous, qui formons par vagues concentriques, un cercle d’affection admirative autour de lui. Ce serait comme une déflagration des cœurs.

Le Talon d’Achille d’Alain Juppé : il a du cœur. C'est aussi sa force.

Il prend la parole, et nous entendons l’homme que nous connaissons, tel qu’il est aux réunions du conseil municipal, enthousiaste, rempli de cette autorité naturelle et de cette force de conviction. Il a percé l’armure, il est lui-même, et nous savons qu’il ne peut pas perdre s’il transmet cette force et cette justesse d’analyse.

Alain Juppé, c’est le candidat de la réforme possible. Dimanche, il serait facile de se faire plaisir à bon compte en votant pour un projet radical : travailler 48h/semaine, supprimer 500 000 postes de fonctionnaires, organiser 6 référendums (à quel prix et pour quelle efficacité ?)… Si François Fillon est élu, il est condamné à vous décevoir car ce projet n’a aucune chance de se réaliser. Heureusement car le remède tuerait le malade.

La France a besoin de réformes profondes mais réalistes.

Et puis il y a cette vision de la société de François Fillon que je ne partage pas. J’aime la France lorsqu’elle est patriotique et ouverte au monde, attachée à ses racines chrétiennes et riche de sa diversité, capable de rassembler les différences pour en faire une force.

Alain Juppé incarne le rassemblement qui a toujours fait gagner nos idées, celle de la droite et des centres, cette alliance qui faisait basculer bien des régions il y a quelques mois à peine. Ne l’oublions pas !

« Aucune femme dans notre France, ne veut d’un autre candidat,
Aucune femme dans notre France, à part peut-être Madame Tatcher. Tatatiiiiin » a chanté un gai luron après le meeting.

Vivement dimanche.

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Revoir le meeting en vidéo : http://www.alainjuppe2017.fr/direct-toulouse

Fabien Robert

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