Dorian

Dorian

Le 16 août dernier, alors qu’il sortait d’une discothèque de Paludate, Dorian BAMBARA, 23 ans, est mort égorgé alors qu’il prêtait assistance à son ami Greg, victime de 7 coups de couteau. Dorian meurt dans les bras de son frère quelques minutes après.

Avec Anne Brezillon, Arielle Piazza et Murielle Parcelier, j’ai assisté vendredi dernier à la marche blanche organisée en mémoire de Dorian, du quai Sainte-Croix, lieu du drame, jusqu’à l’Hôtel de ville. J’ai eu l’occasion d’échanger quelques mots avec des proches de la famille et j’ai pu apercevoir l’immense courage de tout un clan.



 

 

Le père de Dorian, lorsqu’il prend le micro, déclare « Je m’adresse à la famille de celui qui m’a pris mon enfant: je n’éprouve aucun sentiment de haine ou de vengeance. Je veux simplement une justice à la hauteur du drame ». Je ne suis pas prêt d’oublier ces mots qui raisonnent encore dans ma tête aujourd‘hui. Douze jours après avoir perdu son enfant, où peut-on puiser le courage, la force et la sagesse d’une tel sentiment ? Je l’ignore mais je pense que bien des pères et mères auraient crié vengeance et au fond, nous aurions trouvé cela normal et humain. Perdre un enfant est la pire des cruauté. Les parents ne devraient jamais voir partir leurs enfants avant eux.

J’ai assisté à cette marche car je crois que les élus ont une responsabilité face à de tels drames.

J’ai à cœur de rendre Bordeaux encore plus belle, festive et attractive, sans pour autant l’exonérer d’un cadre de vie agréable et d’un ensemble de règles garantissant la sécurité de tous. Je crois qu’un juste équilibre existe. Mais lorsqu’un tel drame se produit, aussi profondes soient-elles, toutes ces convictions s’effondrent. On doute…

J’ai souhaité également apporter mon soutien aux proches de Dorian qui viennent de créer une association de lutte contre la violence des jeunes (www.dorian-asso.fr). Cette initiative est une marque de courage supplémentaire qui mérite une attention toute particulière de la part de la municipalité. En associant l’ensemble des parties concernées (jeunes, gérants d’établissement, police, mairie, préfecture, associations, riverains…), je suis convaincu que nous pouvons trouver de nouvelles solutions pour empêcher qu’un tel drame ne se reproduise.

Cette réflexion et ces actions, nous les devons à tous nos jeunes. Nous ne pouvons pas laisser la peur s’installer. Beaucoup de personnes, telles Dorian et ses amis, sortent la nuit pour faire la fête simplement et sereinement dans les bars et les discothèques. Vouloir l’empêcher sous couvert de sécurité serait une forme de renoncement à laquelle nous ne devons pas céder, car j’en suis sur, des solutions existent.

"Il y a des morts qui honorent une vie. Il y a des morts qui stimulent les vivants" (association Dorian)

Fabien Robert

1 Commentaires

  1. BOUYSSOU Jean Alain
    05/09/2009 at 16:00

    Cher Collègue,

    Merci pour votre présenceet celle de vos collègues à cette marche, merci pour votre article. Tous ces soutiens sont d’un grand reconfort pour la famille.
    J’espère que l’association naissante DORIAN pourra apporter sa contribution dans cette immense tâche que représente la sensibilisation de nos jeunes à la violence
    et aux ravages physiques et psychologiques
    que cela entrainent.
    Jean Alain (conseiller municipal au Haillan)

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