Etats-Unis (I) - Premières impressions

Etats-Unis (I) – Premières impressions

maison_blancheJ’étais impatient à l’idée d’écrire ce premier billet relatant mon séjour d’étude aux Etats-Unis dans le cadre du « International Visitor Leadership Program ». Un problème d’adaptateur électrique m’en empêchait jusque là.

Apres quelques centaines de mètres d’escalators et huit heures d’avion, je touche le sol américain plein d’envie malgré un décalage horaire perturbant. Curieuse sensation que celle d’être accueilli comme du bétail. Le périple commence par d’interminables couloirs sans fenêtre où il est difficile de se croiser, se poursuit par un transport dans d’étranges limaces blanches et se termine par une longue file d’attente pour passer devant un officier des douanes qui ne m’aura pas décoché un mot lors de notre « entretien ». Tout cela n’est pas assez pour entamer mon enthousiasme. J’entre aux Etats-Unis avec excitation.

Lors de mon arrivée dans le hall de l‘aéroport -où devrais-je dire de « notre » arrivée puisque je voyage avec un collègue Conseiller de Paris, Pierre-Yves BOURNAZEL- une petite inquiétude surgit concernant la présence du guide-interprète. Je suis rassuré lorsque j’aperçois le sourire accueillant d’un homme au dessus d’une petite pancarte où est écrit mon nom. Peter va nous accompagner durant ces trois semaines. Nous sommes « mariés » comme il répète avec humour dans un français parfait.

Dans le taxi, il m’explique son rôle. Epris de la France -un peu comme une maitresse, avec de l’adoration et de la détestation dit-il- Peter est professeur de littérature française à l’Université. Il me raconte que plusieurs hommes politiques français l’ont particulièrement marqué notamment en 1989 où il était le guide-interprète d’un certain… François Bayrou ! Je n’en reviens pas et constate une nouvelle fois la petitesse d’un monde plein de surprises. Je ne peux m’empêcher de le questionner :

- Comme était-il ? - Un homme charmant, agréable et un remarquable joueur d‘échecs. Mais avec un caractère bien trempé. Malgré nos nombreuses parties d’échecs, je n’ai gagné qu’une seule fois et pourtant je me suis demandé si nous allions rejouer !

Rires dans la voiture.

L’entrée dans Washington DC est à la fois impressionnante -c’est la capitale de la première puissance mondiale- et en même temps assez ordinaire car il s’agit d’une petite ville (600 000 habitants) à l’architecture basse. Nous sommes logés dans un hôtel confortable situé sur l’une des « street » qui forment un parfait quadrillage. La chaleur est parfois suffocante (40°) mais tous les espaces fermés sont climatisés.

Ce premier week-end à Washington m’a permis de faire connaissance avec une ville à taille humaine. Les espaces publics sont spacieux et propres. L’architecture est peu harmonieuse mais soignée. Plus important encore, je trouve les américains très aimables, y compris quand je suis seul et que je déambule dans un supermarché.

Arriver pour passer le week-end a de bons côtés : footing, balades et soirées auront été mes premières activités aux Etats-Unis. Ludique et instructif. Le « travail » débute aujourd’hui avec un accueil officiel au Département d’Etat et une présentation des institutions américaines.

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Fabien Robert

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