Etats-Unis (VII) - Ma Nouvelle Orléans

Etats-Unis (VII) – Ma Nouvelle Orléans

un groupe de jazz dans la rueBye-bye Washington, Hello New Orléans !

Il est toujours très difficile de se prononcer avec justesse sur une ville lors d’un court séjour et d’une découverte parcellaire. Soyons franc, La Nouvelle Orléans, pour le trompettiste que je suis, avait acquis ma sympathie par avance.

Avant même de descendre de l’avion, malgré trois heures de retard, j’étais très excité à l’idée de découvrir cette ville emblématique. Berceau du Jazz, et par la même de tant d’autres styles musicaux, le ville affiche clairement son héritage dès l’atterrissage au « Louis Armstrong New Orleans International Airport ». En attendant les valises, du New Orleans en fond musical évidemment.

Nous sommes logés dans un hôtel tout proche du quartier français, cœur historique, musical et sentimental de la ville. C’est un véritable syncrétisme culturel : la fleure de lys est le symbole de la ville, les noms de rues sont français (Toulouse, Dauphine, Bourbon…), l’architecture est ancienne et assez basse ce qui contraste avec le quartier des affaires tout proche. Mais ne vous méprenez pas, personne ou presque ne parle français.

le tram de New OrleansSur l’artère principale, le tramway avance de bric de broc. Il emble avoir toujours été là, tel que nous l’avons déjà vu dans un film américain.

La musique est partout. Il n’est pas rare de croiser dans la rue un trompettiste ou un joueur d’hélicon déambulant au gré des opportunités. C’est amusant et folklorique mais pour beaucoup c’est surtout un moyen de subsister en faisant la manche. Beaucoup de personnes sont pauvres aux Etats-Unis, tout particulièrement dans certains Etats comme la Louisiane durement touchée par deux catastrophes environnementales.

La ville est passée de 400 000 à 280 000 habitants suite aux destructions de l’ouragan Katrina. Beaucoup ont été accueillis dans la capitale de la Louisiane, Bâton-Rouge et à Houston (Texas).

Dès notre arrivée vendredi soir, je me suis précipité sur Bourbon Street, LA rue festive et musicale. Pour vous faire une petite idée de l‘ambiance, imaginez la place de la victoire à Bordeaux avec des groupes de Jazz dans tous les coins. Avant une certaine heure (car au-delà de minuit la musique « moderne » envahit les clubs) on peut écouter du Jazz traditionnel, du News Orleans et du Blues, autant de styles musicaux où le cuivre et le chanteur sont rois.

le mississippiSamedi soir, notre guide Peter, toujours aux petits ognons, nous a dégoté des invitations pour une croisière sur le Mississippi. Durant trois heures, sur un bateau tout droit sorti du dessin animé Tom Sawyer, nous dégustons du pouding au son du New Orléans. Les berges et le fleuve lui-même me font penser à Bordeaux. Le Mississippi est plus large mais sa courbe dans le ville se rapproche de notre croissant de lune. D’anciens hangars ont été transformés en commerces et un bateau de croisière est amarré au quai face à la ville. La comparaison s’arrête là car une différence importante et visible me remplit de nostalgie: la Nouvelle Orléans est l’un des plus gros ports des Etats-Unis. Les quais sont industrialisés et occupés par de nombreux bateaux déchargeant leurs marchandises.

Voici la Nouvelle Orléans que je découvre. Très cliché j’en conviens mais je ne la souhaitais pas différente.

Non classé

Fabien Robert

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