L'association Le Levain, In Cité et la ville de Bordeaux créent un Foyer pour Jeunes Travailleurs

L’association Le Levain, In Cité et la ville de Bordeaux créent un Foyer pour Jeunes Travailleurs

La ville de Bordeaux va acquérir auprès de l’Etat un immeuble 64, rue Paul-Louis LANDE pour le céder à In Cité qui devra le rénover et le transformer en Foyer pour Jeunes Travailleurs (FJT). Ce type de résidence sociale manque à l’échelle de la CUB. La ville de Bordeaux a donc décidé de se mobiliser.

Il s’agira d’une structure composée de 31 logements sociaux publics gérée par l’association Le Levain.



Lors du Conseil Municipal de lundi dernier, les élus PS ont déclenché une polémique en affirmant qu’ In Cité « s'imposait artificiellement dans une opération immobilière. InCité n'est indispensable ni dans l'opération travaux ni dans le montage financier. L'association Le Levain est en mesure de se charger de la maîtrise d'ouvrage ».

De telles affirmations sont rigoureusement fausses. Evidemment, jetées comme cela en Conseil, elles n’ont pas fait l’objet d’une réponse immédiate et c’est pour cette raison que je souhaite porter à la connaissance de tous les éléments suivants :

Premier mensonge : la participation financière d’In Cité.

Voici le montage exact de l’opération :

- Ville de Bordeaux : 159.000 € - CUB : 175.000 € - Conseil Régional : 245.000 € - InCité : 240.000 €

Ces co-financements, de la région et de la CUB notamment, attestent du sérieux de ce projet, au-delà des clivages politiques.

InCité est donc non seulement partie prenante au financement mais est également l’un des principaux financeurs. La lisibilité du dispositif est parfaite et définit par une convention de gestion conforme aux textes réglementaires qui régissent la résidence sociale.

Il convient de rappeler qu’InCité a engagé un bras de fer avec l’Etat qui a duré plus d’un an pour l’acquisition du bien qui a finalement été acquis à 600.000 € alors que les services des Domaines situaient sa valeur à 1.750.000 €.

Deuxième mensonge : la cession du bâtiment directement à l’association.

L’association « Le Levain », gestionnaire de ce futur FJT, n’est pas en mesure d’assumer cette opération. Et d’ailleurs, son Président et sa directrice ont demandé à InCité de réaliser cette opération comme Coligny l’avait fait avec le foyer l’Eveil. Bien qu’exemplaire et sérieuse dans sa volonté de créer ce FJT, le Levain n’avait pas les moyens d’investir, pas les compétences juridiques, financières et techniques nécessaires à l’élaboration d’un tel projet et au suivi de sa réalisation. Ce montage est tout à fait classique et prévu par les textes qui régissent les structures d’hébergement en résidence sociale.

L’intervention d’InCité assure par ailleurs une immuabilité de la destination du bien, qui financé en résidence sociale, restera à vie un foyer, y compris dans le cas du départ de l’association Le Levain. Ceci est garantie par une convention avec l’Etat.

Troisième mensonge : le montant du loyer.

Je cite là encore l’opposition : « La cession directe au Levain permet de mieux se protéger contre l'augmentation automatique des loyers ».

Faux : le montant de la redevance demandée au foyer du Levain est calculé en total accord avec lui et couvre le remboursement des emprunts, des taxes et assurances. Le gros entretien est assuré par InCité. Les frais de gestion d’InCité sont de 0,10 %, soit la moitié de ce qui est prévu par les textes réglementaires. La redevance demandée par InCité représente moins de 20 % du montant des loyers payés par les jeunes, les 80 % représentent les frais de structure du Levain.

Quatrième mensonge : l’investissement administratif d’In Cité sur ce dossier

Autre affirmation de l’opposition : «La recherche de lieux, la recherche de financements, les pré projets d'architectes, … tout a été réalisé par l'Association et son conseil d'administration. Et c'est bien sur ces travaux que les parties prenantes s'engagent dans l'opération. Il y a donc aucune raison de leur confisquer le projet ».

Là encore, l’affirmation est totalement fausse puisque c’est InCité qui s’est investie dès l’origine et en totalité sur ce projet pour établir les études de faisabilité, mener les négociations d’acquisition, la recherche de financement et le choix de l’architecte. Tout ceci en lien et avec l’accord de l’association Le Levain.

Un élément important : l’association Le Levain fait confiance à In Cité puisqu’elle lui propose une opération similaire pour un autre foyer.

Le Levain a sollicité récemment In Cité pour acheter l’immeuble situé au 33 de la même rue (Paul Louis Lande) qui héberge un autre foyer. L’association propose cette opération pour mettre le bâtiment aux normes, le rénover selon un montage équivalent à celui du 64.

Ces éléments sont factuels et vérifiables auprès de l’association Le Levain et d’In Cité.

Sur ce dossier, je regrette sincèrement la position des élus PS bordelais, en parfaite contradiction avec leurs collègues socialistes de la CUB et de la Région. Ils ont fait le choix d’une tactique mensongère pour réaliser un coup politique en s’opposant à un projet de fond pourtant nécessaire à notre ville.

Fabien Robert

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