Plus qu’une mauvaise réforme, une régression pour l’Humanité

Plus qu’une mauvaise réforme, une régression pour l’Humanité

Communiqué de presse du Mouvement des Jeunes Démocrates

Le Gouvernement, fidèle aux dogmes de l’UMP, semble considérer qu’un enseignement n’a de valeur que s’il a une utilité immédiate, et essentiellement d’un point de vue vénal, économique. Les Jeunes Démocrates considèrent au contraire que l’éducation, parce qu’elle développe la personne humaine au plus haut niveau de son potentiel, est un facteur de progrès, y compris économique.

La filière scientifique, qui regroupe la majorité des élèves du lycée général, vise bien sûr à former de futurs savants, ingénieurs et techniciens. Mais il s’agit d’abord d’une formation générale et elle doit, à ce titre, donner aux jeunes gens qui étudieront en terminale scientifique, les clés dont ils auront besoin, en tant que citoyens, pour comprendre le monde qui les entoure. La science est la clé de la compréhension du monde matériel et de ses lois. Mais elle n’est qu’une froide connaissance parfaitement incomplète si ell e s’en tient là. La compréhension du monde dans le temps, c’est l’Histoire. La compréhension du monde dans l’espace, c’est la Géographie. Ces deux clés ne sauraient être refusées aux lycéens.

Notre pays souffre trop de la distinction absurde entre la science et les humanités. Alors que le Gouvernement cherche à creuser plus encore ce fossé, et ainsi faire reculer notre civilisation, nous prônons une formation générale complète pour faire des citoyens et des hommes libres, conscients et éclairés.

En plein débat sur l’identité nationale, une telle proposition semble marquer un manque de cohérence certain au sein du Gouvernement. Il n’y a pas d’identité sans Histoire et sans Géographie ; il n’y a ainsi pas d’identité nationale sans enseignement de l’Histoire-Géographie.

Par ailleurs, elle s'inscrit dans un mouvement plus général de "grignotage" systématique et illogique des grilles horaires hebdomadaires de nombreuses matières : moins de mathématiques (quatre heures au lieu de cinq) et moins de physique-chimie (trois heures au lieu de quatre heures trente) en Première S, moins d'économie en seconde pour tous les lycéens (une heure trente au lieu de deux heures trente). Et les seules deux heures hebdomadaires "d'accompagnement" ne sauraient compenser les pertes mentionnées.

Enfin, cette tendance à la réduction des heures et au regroupement de certaines matières pour toutes les séries de Première nous laissent craindre une diminution programmée, qui s’ajoute aux précédentes, des postes d'enseignants à l'horizon 2011, ce qui irait une fois de plus à l'encontre de l'intérêt des élèves. Cette question de l’Histoire-Géographie trahit l’existence d’un mal global. Ce dernier va bien plus loin que le nécessaire rééquilibrage des filières au lycée. C’est par une refonte cohérente et ambitieuse de notre système éducatif dans son ensemble, de la maternelle à l’enseignement supérieur, en passant par les trois lycées, que nous parviendrons à le corriger.

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Fabien Robert

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