Ce que je crois, ce que je vis.

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"Enfant, à l’heure où à Berlin un mur tombait, ma France était encore celle de la chanson de Trénet, des « clochers, des maisons sages ». C’était en un petit pays de Haute-Gironde, du côté des villages de Berson et de Fours. Peut-être en ai-je gardé notamment, le goût des territoires, le respect de leurs identités complexes ; aussi, la curiosité des ailleurs… Également l’idée que m’ont transmis mon grand-père viticulteur et mes parents ouvriers agricoles reconvertis dans le commerce de proximité, qu’il n’y avait pas d’histoire que le travail, la volonté et un peu d’imagination ne permette d’écrire… L’école (à Blaye puis dans le Lot-et-Garonne, à Marmande et enfin à l’Université et à l'Institut d’Études Politiques de Bordeaux) fut le sésame qui me permit d’ouvrir ces portes. L’école et l’engagement, non au seul service d’une trajectoire singulière, mais vécu dans la joie de servir.

J’avais seize ans et je fêtais le nouveau siècle en rejoignant les rangs de ce qui était alors l’UDF (aujourd’hui le Modem), et au-delà des apparentements partisans (que je crois tout de même toujours nécessaires à un fonctionnement démocratique harmonieux et équilibré en une époque où règne parfois la confusion), une communauté d’esprit qui, autour du projet centriste, plaçait l’humanisme et une générosité vraie au cœur de son action. Je suis resté fidèle, chaque jour un peu plus, à cet engagement premier derrière François Bayrou. Ce fut d’abord en tant qu’élu étudiant ; c’est là, devenu Vice-président du Conseil d’Administration du Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires (CROUS), que les questions de solidarité et d’emploi (et singulièrement d’emploi des jeunes, bien sûr), de création d’entreprises et de nécessité de favoriser partout l’esprit d’initiative face aux pesanteurs bureaucratiques ont pris pour moi, tout leur sens. Puis vint le temps de l’engagement politique, et surtout de l’engagement auprès d’un homme, Alain Juppé, et pour et par une ville devenue pleinement mienne, Bordeaux, à laquelle comme pour tout bordelais, me lie non une question de domicile, mais une fascination, une ferveur, que peut-être on pourrait aussi plus simplement appeler de l’amour.

Cette ville, notre ville, m’accompagne à chaque pas : c’est elle que je retrouve et continuerai à retrouver toujours, à Paris comme dans le plus éloigné territoire… Et j’ai la chance aujourd’hui, dans la proximité et dans la réflexion, en ma qualité d’adjoint au Maire en charge de la culture, du patrimoine et du quartier Nansouty / Saint-Genès, de pouvoir essayer de la servir au mieux.

De cette histoire qui est mienne (et qui est celle au fond, de tant d’entre nous) et que je souhaitais vous faire partager, je retiens d’abord une chose : la joie infinie des commencements…"

 

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